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Revue des partitions

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Sonate en la Majeur, original pour violon

Composition César FRANCK - Arrangement Jean-Yves FOURMEAU
Éditions Gérard Billaudot - Référence G 8115 B
Pour saxophone alto et piano - Niveau début 3CL - Durée 00:28:00 - Genre classique - transcription


Cette sonate date de 1886, J.-Y. Fourmeau nous en propose une adaptation pour saxophone.
Cette pièce longue et difficile est plutôt destinée à des élèves de 3e cycle, soucieux d’étudier un répertoire de transcription, afin d’approfondir la connaissance du style romantique. En plus des difficultés techniques et des tonalités utilisées, il faudra au saxophoniste trouver un phrasé et une interprétation proche de celle du violon, et donc chercher d’autres modes de jeux que ceux utilisés traditionnellement (attaques, timbres, etc.)
Même remarque que pour les Fantaisies, ces pièces sont avant tout dans un esprit pédagogique, et moins pensées pour un répertoire de concert.

César Franck (1822 - 1890) est né à Liège. Il commença très tôt de brillantes études musicales ; d’abord à l’École royale de musique de Liège, fondée par Guillaume 1er, et dont il fut un des premiers élèves. Il entra, ensuite, au Conservatoire de Paris. Se soumettant à la volonté de son père qui voulait en faire un virtuose à l’égal de Liszt, le jeune musicien effectuera des tournées de concert en France, Belgique et Allemagne, pour lesquelles il compose des pièces de bravoure, assez superficielles. Cependant, les tensions entre le père et le fils deviennent vives et Franck, ulcéré par l’opposition de son père à ses projets de mariage, rompt avec lui et s’installe définitivement à Paris en 1844.
Pour assurer son existence, il donne des leçons de piano et tient les orgues de différentes églises parisiennes. La rencontre avec l’orgue symphonique de l’église de Saint-Jean — Saint-François du Marais, construit par Cavaillé-Coll, aura une influence considérable sur l’évolution de son œuvre. Une longue période de réflexion trouvera une issue heureuse avec sa nomination, en 1858, au poste d’organiste de Sainte-Clotilde et, en 1872, de professeur d’orgue au Conservatoire de Paris. De cette époque dateront les grands chefs-d'œuvre qui attestent du renouveau radical que Franck sut insuffler à la musique religieuse, alors décadente, qu’il remit sur la voie d’une fervente piété.
Sa réputation attira autour de lui de nombreux élèves, parmi lesquels Chausson, d’Indy, Lekeu, et son ombre s’étendit à plusieurs générations de musiciens._Son influence fut également prépondérante sur toute l’école belge, jusqu’aux environs de 1920._Son style est classique, avec un langage harmonique très riche, assez chromatique et teinté, parfois, de tonalités grégoriennes. Adoptant de préférence un cadre ternaire dans ses compositions, il y développe le procédé cyclique par lequel un même thème réapparaît dans les différents mouvements qui composent une œuvre. Les trois chorals, écrits en 1890, sont une sorte de testament spirituel dans lequel il opère une synthèse monumentale des possibilités techniques de son époque.

Rédigé par Stéphane Sordet

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