François Rossé, au même titre que Christian Lauba ou Étienne Rolin, fait partie des compositeurs qui écrivent beaucoup pour notre instrument.
Suite à une commande du CCAM, le compositeur a composé une œuvre en deux opus (prélude à Kanente et Kanente) pour instrument et support.
Dans son travail, il s’est attaché à garder les aspects de la musique de chambre.
La pulsation de la bande est claire, et même si le saxophoniste joue parfois en notation proportionnelle, les repères sont très aisément audibles.
Cette pièce est construite sur une structure simple. Une grande tension, qui a son apogée vers l’avant-dernière ligne, aboutit sur une « détente » rapide.
Grand crescendos, et grandes montées sonores de deux pages, quelques traits, des nuances extrêmes, des trilles de notes, des bisbiglindo, caractérisent cette pièce.
La réussite de l’écriture réside dans l’ambiance dans laquelle François Rossé nous plonge, du grave de la bande à l’aigu strident de l’instrument en passant par des nuances extrêmes et des timbres mystérieux et angoissants.
Mon avis : pièce qui fonctionne très bien en public, une belle réussite.