12e opus des études pour saxophone de Christian Lauba. Dès le sous-titre, nous comprenons de quoi il s’agit. Après un clin d’œil à « hard » (une de ses compositions phares pour saxophone ténor), et un hommage appuyé à Stan Getz avec « Stan », le compositeur reviens vers sa première étude « Balafon » et le saxophone alto. On pourrait presque se demander si Christian Lauba boucle son cycle d’étude pour saxophone ainsi ?
Cette œuvre commence comme la Balafon, présentation d’un matériel sonore, thème lent, qui nous projette dans l’ambiance, nous donne une couleur. Puis arrivée de croches avec une prédominance de quartes et de quintes, dans laquelle le saxophoniste utilisera la respiration circulaire.
Mais là s’arrête la comparaison avec le grand frère « Balafon ». Christian Lauba nous emmène dans un tourbillonnement sonore en accélérant la vitesse du Balafon, en variant les timbres, en alternant les nuances, en ajoutant des couleurs (utilisations de multiphoniques) et en nous emmenant dans un état de transe.
Cette étude sur la respiration circulaire dans différents registres, différentes nuances, différentes dynamiques est une réussite.
Christian Lauba est en train d’écrire pour le saxophone un cycle de pièces riches, très bien conçu, varié… tout comme Chopin l’avait pour le piano à son époque !
Mon avis : à posséder dans sa bibliothèque, à jouer et à faire jouer.