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page construite le mar 06 jan 2009 03:48:39 CET
contenu mis-à-jour le jeu 20 nov 2008 00:00:00 CET
Ne vous fiez pas aux innombrables parapluies de la pochette, ni même au patronyme du leader-saxophoniste, Saint-James, petite ville de la manche, réputée pour ses pulls marins. Mais plutôt à la luminosité et à cette clarté à l’horizon.
Car ce disque est ensoleillé, généreux, avec un sextet emmené par un redoutable compositeur-saxophoniste.
Guillaume Saint-James a trouvé un équilibre vraiment original : s’appuyant sur un accordéon omniprésent, tantôt soutien harmonique, tantôt partie intégrante de la section vents qu’il vient colorer (le ton est donné dès le départ avec Ode à Éole), ses arrangements sont riches, inventifs : des riffs surgissant de nulle part ponctuant des solos, des fins inattendues (Ode à Éole ou la surprenante Éclaircie). De l’humour aussi (Le caprice des tornades, La java des grêlons), des illustrations explicites (Katrina, le très beau Soleil) et des moments plus calmes (Éclaircie).
Au saxophone Guillaume Saint-James alterne soprano, alto et ténor (remarquable sur Le verglas ne fond pas). A ses côtés les talentueux Geoffroy Tamisier-trompette, Jean-Louis Pommier- trombone (superbe solo également sur Tango pour Sirius), Didier Ithursarry–accordéon. Et la rythmique qui n’est pas en reste avec Jérôme Séguin-basse et Christophe Lavergne- batterie. Le tout servi par une prise de son impeccable.