Panique au Conservatoire !
Mercredi matin c’était l’effervescence !
Le bruit c’est répandu dans les couloirs comme une traîné de poudre !
Les profs courent à droite et à gauche
L’administration est à l’affût
« C’est vrai ? »
« Il est là.. »
« Faites attentions, cachez ceci… »
« T’as un timbre ? »
« Tiens prends ce paquet, mets les dans ta voiture ! »
« Et, tu crois que dans la poubelle ? »
« Il est au premier»
« Quelle salle ? »
Jamais, on n’aura vu autant de mouvement en une matinée…
Et pourtant, pas d’alarme à incendie ? ou alors je suis devenu sourd !
Mais que ce passe-t-il donc Alors ?
Nous n’avons rien à craindre, mais rien que d’entendre son nom, cela fais froid dans le dos.
Pourtant ce n’est ni la bête de Gévaudan, ni la Vouivre,
En le croisant, on y prête même pas attention, et pourtant son nom, enfin son surnom, ou plutôt son qualificatif fais peur dans les conservatoire.
Je reviens en arrière.
9h30 réunion des directeurs de conservatoire de Bretagne Salle 3
les cours, comme tous les mercredi commencent tranquillement, les salles se remplissent et les « doux » sons mélodieux des hautboïstes débutant, des bombardes, et des violon emplissent les couloir du conservatoire.
9h31, bureau du secrétariat du directeur. « je voudrais Voir Monsieur le directeur S’il vous plais », « Ce n’est pas possible, il est en réunion de direction, je vais vous conduire vers le sous directeur »
9h40, début de la rumeur
9h41, le concierge, les femmes de services, l’accueil passent dans les salles confirmer la rumeur
9h45 début du tour des salles
10h00 : on frappe salle 6
- « entrez »
- « bonjour, je suis Monsieur M… »
- « bonjour »
- « je vais vous poser la question que je pose traditionnellement »
- « allez y, je vous écoute »
Et la, je me dis, la rumeur était fondé… comme quoi des fois il faut écouter la rumeur sourde et profonde qui viens du fond des couloirs du conservatoire pour atterrir en douceur puis avec fracas dans notre salle de cours
Après sa question, et quelques instants de réflexion, je réponds :
« Oui j’en ai, je vais vous montrer : » à cet instant, le sous directeur qui accompagne Monsieur M… blêmit, son rythme cardiaque accélère il se dit « mais il est fou ce prof de sax ! »
« Vous voyez, les éditeurs sont tellement bêtes, qu’ils ne sont pas capable de faire des tournes correctes dans des partitions comme celles-ci… alors je n’ai pas le choix, au prix des partitions il pourraient faire un effort non ? Rassurez vous, voici l’original. Sinon, l’en voici d’autres… mais ce ne sont que des extraits de partitions photocopiées avec timbres, monsieur l’inspecteur. »
Voici comment le conservatoire a fais connaissance avec un inspecteur de le SEAM.
Il s’en est suivi une discussion très enrichissante sur le droit d’auteur, Internet, le racket de la SEAM, ainsi que le prix exorbitant des partitions, où les éditeurs profitent du système sur le dos des compositeurs… mais là Monsieur M… n’était pas d’accord avec moi.
C’est normal, il représente ces mêmes éditeurs !
Enfin, au vue de la politique très stricte du conservatoire de Brest concernant les photocopies, et grâce à l'utilisation des timbres, nous n'avions pas grand chose à nous reprocher
12h30... tout redevient normal.... sauf dans le salle des profs où de grands fou rire se font entendre !
et je suppose un peu de stress dans les conservatoires de Bretagne... "Est-ce qu'il va venir ? Il était à Brest ce matin... planquez vos photocopies !"