Il n'y a plus de fontaine au coin de la rue Simon Le Franc
"Il n'y a plus de fontaine au coin de la rue Simon le Franc" est comme un autoportrait en forme de bulletin de salaire. Sylvian Bruchon nous parle de ce sentiment d'imposture qui peut nous saisir à un moment ou à un autre de notre existence. Il est alors impossible de trouver sa place, de choisir. On a une place, mais on n'a aucune légitimité à y être. On passe beaucoup de temps à se justifier, à rendre des comptes. On fait semblant d'être la bonne personne au bon endroit. Nous choisissons de ne pas choisir, persuadés qu'il n'y a pas le choix. En s’appuyant sur le cas précis d’un bulletin de salaire du mois de mai de l’année 1983, Sylvian Bruchon se penche sur un fragment de sa vie : l’emploi qu’il occupait, son numéro d’INSEE, l’apparition du SIDA, les films qu’il a vus (en particulier L’Argent de Robert Bresson)... A partir du film L’Argent il revient à l’origine, à la décomposition du mouvement jusqu’à sa disparition.





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