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Conservatoire de Brest (CRD)

UBUD

Par stephane — dimanche 22 octobre 2006 — 15:58

Ubud est le deuxième mouvement de "Irrawady", oeuvre en quatre mouvements composée par Claude Barthélémy. Le premier mouvement s'intitule Okawatis le second donc Ubud le troisième Le dos des caïmans et le quatrième Gazebo. Claude Barthélémy est à l'origine un jazzmen et nous compose donc ici une suite contemporaine à tendance très jazzy. C'est pourquoi à plusieurs reprises dans Irrawady il indique qu'il faut jouer à la façon de tel ou tel saxophoniste de jazz.

Je vais donc répertorier ces noms dans Ubud et en faire une rapide biographie.

 Tout d'abord: Gato BarbieriSaxophoniste ténor argentin (Rosario, Argentine, 18-11-1934)

Gato Barbieri est le deuxième musicien argentin, après Lalo Schifrin, à jouer un rôle prépondérant dans l’histoire du jazz. Son parcours est un incessant va et vient entre sa patrie d’origine et les Etats-Unis. Il commence par s’intéresser aux rythmes latins puis tourne le dos à son héritage musical pour explorer le jazz avant-gardiste dans les années 60. Il revient à la musique sud-américaine puis, à partir du milieu des années 70, il va surtout jouer de la pop-music et du jazz-fusion pour de nouveau faire du latin-jazz dans les années 80.    Puis page 4: David Sanborn ps: c'est une traduction de Wikipedia en anglais donc d'avance pardon pour les fautes de google  

David Sanborn (né le 30 juillet 1945) est un saxophoniste américain, le plus généralement associé au jazz doux. Il est né à Tampa, la Floride et a grandi à Kirkwood, Missouri.

 Sanborn a souffert de la poliomyélite dans sa jeunesse, et a commencé à jouer du saxophone sur le conseil d'un médecin pour renforcer ses muscles respiraoitres affaiblis et pour améliorer sa respiration. Il a été un joueur fortement considéré de session depuis les années 60 en retard. Une de ses premières gigs professionnelles était en tant que membre de bande de Paul Butterfield. Un des enregistrements de l'invité les plus tôt de Sanborn était sur de jeunes Américains de David Bowie. Autour de ce temps son rendement en tant que joueur de session est devenu prolifique et fini les dix années à venir qu'il a jouées avec une rangée de briller d'artistes, tels que la merveille de Stevie, Paul Simon, Jaco Pastorius, les frères de Brecker, Bob James, James Taylor, Al Jarreau, George Benson, Donny Hathaway, Elton John, Gil Evans, Carly Simon, Billy Joel, les eaux de Roger et Dan aciéreux. À côté de sa carrière en tant que musicien de session, Sanborn a devenu de la plus grande vente et des instrumentalistes fortement considérés des quarante dernières années, gagnant de nombreuses récompenses comprenant Grammys pour « Voyeur (1980) » et « directement au coeur ». En même temps que sa carrière d'enregistrement, Sanborn a eu une carrière réussie comme radiodiffuseur, dans la radio et la télévision. Vers la fin des années 80 il était un membre régulier d'invité de bande de Paul Shaffer sur de fin de nuit avec David Letterman. De 1988-89, il Co-a accueilli une exposition de fin de nuit de musique de TV sur le NBC avec Jools Hollande. L'exposition, « musique de nuit », approche éclectique de Hal Willner suivant de producteur, a dessiné Sanborn ainsi que beaucoup de musiciens célèbres, tels que des milles Davis, roseau de Lou, Santana, Youssou N'dour, Curtis Mayfield, et beaucoup d'autres. Dans toute sa carrière, Sanborn a bordé les bords du jazz libre : Dans sa jeunesse il a étudié avec Roscoe Mitchell et Jules Hemphill, et a exécuté sur des mystères diminutifs de Tim Berne, consacrés à Hemphill. Son album 1991 une autre main, produite par Hal Willner, comporte Charlie Haden, Jack DeJohnette, facture Frisell, marc Ribot, et divers autres joueurs pas habituellement liés au jazz doux. Dans la télévision, Sanborn est bien connu pour son sax solo dans la chanson de thème pour la loi du drame L.A. de coup de NBC. Il a également barboté par écrit pour le film, contribuant à des points tels que l'arme mortelle et le Scrooged. En 2004, David Sanborn a été installé dans la promenade de St Louis de la renommée. En 2006, David a été décrit dans l'album le plus récent de la grande bande de Phat de Gordon Goodwin « le paquet de Phat » (libéré le 13 juin) sur le jeu de voie qui la musique géniale, un refaire du diagramme classique de trouille dans un modèle d'orchestre.    

·Ensuite page 5 Charlie Parker dans "Salt Peanuts"

Charles Christopher Parker, dit Charlie ou 'Bird' , reçoit à onze ans son premier saxophone, avec lequel il participe à des jam-sessions à Kansas city. Sous l'influence du pianiste Art Tatum et du saxophoniste Lester Young, il devient professionnel à 17 ans mais non sans heurt. Son style reste longtemps incompris et il doit affronter le mépris de certains pour s'imposer. Adepte du be-bop, il travaille avec les chefs d'orchestre Earl Hines et Billy Eckstine avant de former un quintette avec Dizzy Gillespie qui sera reconnu par tout le mouvement bop. Alors qu'il part en tournée avec The Jazz at the Philarmonic, les excès de drogues et d'alcool l'arrêtent, il est hospitalisé pour dépression nerveuse. Quand il rentre à New York, il découvre un certain Miles Davis avec qui il enregistre quelques-uns de ses morceaux phares. Mais sa santé décline alors rapidement et c'est chez la célèbre mécène Nica de Koenigswater qu'il s'éteint à seulement 35 ans. A l'instar de Louis Armstrong, Charlie Parker eut une influence considérable sur la conception même du jazz. S'il n'eut pas un grand succès auprès du public, 'Bird' a bouleversé les codes d'improvisation du jazz en plus de lui donner quelques morceaux, comme 'Donna Lee' ou 'Bilie's Bounce' devenus depuis des classiques.

   ·Et enfin Page 6: Maceo Parker   Né a Kinston, Caroline du Nord, en 1943. "Mon père jouait du piano, de la batterie et chantait à l'église et ma mère chantait aussi à l'église. Avant que nous ne soyons adolescents, mes frère, Melvin et Kellis, et moi avions choisis nos instrument (batterie, trombone et saxophone respectivement)"  L'oncle de Parker avait un groupe appelé Bobby Butler and the Mighty Blue Notes qui servit de modèle aux frères de Parker quand ils formèrent leur propre groupe appelé "the Blue Note Juniors". "Mon oncle nous emmenait dans les night-clubs et nous jouions pendant l'entracte". Affirmant son talent au fils des ans, Maceo Parker profite de toute les opportunités pour acquérir de l'expérience. Inspiré par Hank Crawford, David "Fathead" Newman, et King Curtis, Maceo est arrivé a cultiver une signature sonore enflammé par le rythme et coloré de Gospel, de Funk et de Blues. Il rejoint James brown en 1964 en tant que saxophoniste baryton puis passe au ténor lorsqu'il est amené à jouer sur l'immortel "Papa's Got A brand New Bag" un an plus tard. Il restera auprès du "King of Soul" près de 20 années entrecoupées d'expériences personnelles. En 1965 Maceo Parker quitte les JB's pour le service militaire. Il reviendra en 1967 peu de temps avant le fameux "Live At The Appolo". En 1970 il forme "Maceo and The All King's Men" parmi lequel figurera la plupart des musiciens du groupe de James Brown. "Nous avons fait deux albums", constate Maceo Parker, "mais cela n'a pas vraiment marché". Six ans après avoir formé les King's Men, Maceo rejoint George Clinton et Bootsy Collins. Travailler avec eux sera une expérience excitante pour Maceo Parker, l'amenant finalement à des projets d'importance grandissante. Il a aussi enregistré avec 10.000 Maniacs, DeLa Soul et Rod Stewart (voir discographie)

Dans les années soixante, soixante-dix, Maceo Parker fut le saxophoniste de James brown. Ses performances sur les plus grand tubes de James Brown comme "I feel Good", "Gonna have a Funky Good Time", "Papa's Got A brand New Bag" le rendirent célèbre. De manière plus épisodique, Maceo travaille souvent avec les grandes stars du P-Funk comme George Clintown et Bootsy Collins et dans de nombreux groupes parmi lesquels son propre groupe, Maceo and All The Kings Men. En 1990, son album "Roots revisited" entre dans le top Jazz pour 2 mois. Il fut nommé "Meilleur artiste Jazz de l'année" par le magazine Rolling Stone. Plus récemment Maceo a réalisé un album Live accompagné d'une vidéo "My Name Is Maceo". Il participe maintenant à de nombreux festivals dont le "North Sea Jazz Festival" ou il fut accompagné par Fred Wesley au trombonne.

 

un peu de musique (2)

Par stephane — dimanche 22 octobre 2006 — 15:51

Voici un deuxième enregistrement, Gaucho, par le quatuor de 3ème cycle, enregistré lors d'un spectacle avec la classe de danse, et ceci, toujours lors d'un projet Brésil réalisé en 2006.

un peu de musique brésilienne !

Par stephane — samedi 21 octobre 2006 — 15:48

Pour commencer une série d'enregistrements que l'on mettra en ligne,

voici brasileinrino enregistré en 2006 par l'un des quatuors....

Guy Lacour

Par stephane — vendredi 20 octobre 2006 — 15:40
Dans la série, des saxophonistes français ayant compté dans le passé, voici la présentation de Guy Lacour, saxophoniste ayant composé les célèbres études… et ayant fait partie du quatuor de saxophones de Marcel Mule.  Guy Lacour est né le 8 juin 1932 à Soissons (Aisne). A l'âge de 10 ans il entreprend ses premières études musicales -solfège et saxophone- dans sa ville natale. Il appartient bien vite aux sociétés musicales locales et remporte ses premiers diplômes à la Confédération Musicale de France. ll vient ensuite à Paris, travaille avec Marcel Josse et obtient un premier prix au Conservatoire de Versailles. ll entre en 1950 au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et se voit décerner un premier prix de saxophone en 1952 (classe de Marcel Mule) et un premier prix de Musique de chambre en 1955 (classe de Fernand Oubradous).  

Dès lors sa carrière revêtira trois aspects. Saxophoniste de variétés, on le retrouve dans plusieurs grandes formations du moment ainsi que dans les grands music-halls et cabarets parisiens (Lido, Moulin-Rouge, Folies Bergère, etc.). Parallèlement et en tant que saxophoniste classique il assure de nombreuses prestations dans les orchestres de la Radio, de l'Opéra et des Associations symphoniques. En 1961, il entre au célèbre Quatuor Marcel Mule au poste de saxophone ténor, instrument sur lequel il se spécialise, ce qui lui vaut d'être appelé à participer à de nombreux concerts et enregistrements au sein de l'Orchestre Philharmonique de Berlin (H. von Karajan), de l'Orchestre de Paris (D. Baremboim) et de jouer en soliste faisant ainsi connaître le répertoire assez rare du saxophone ténor. A la dissolution du Quatuor Mule, Guy Lacour collaborera pendant plusieurs années à l'Ensemble de Saxophones Français.

 Sa carrière de pédagogue débute en 1975. Il enseigne le saxophone dans plusieurs conservatoires de la région parisienne pour ne garder par la suite qu'un poste: celui de professeur à 1'École Nationale de Musique Edgar Varèse à Gennevilliers (Hauts-deSeine). La même année il est nommé Directeur du Conservatoire Municipal de Mantes-la-ville (Yvelines). Sa notoriété l'amène à participer aux travaux de nombreux jurys et à siéger régulièrement dans différentes commissions pédagogiques. Membre fondateur de l'Association des Saxophonistes de France, Guy Lacour en est plus tard membre d'honneur pour services rendus au saxophone. II est en outre conseiller technique et essayeur de la production de saxophones des Établissements SELMER dans son usine de Mantes-la-Ville.  En 1992, il abandonne toutes ces fonctions pour ne se consacrer qu'au troisième aspect de sa carrière: la composition, dont les premiers essais remontent à 1963. Autodidacte, il utilise indifféremment un langage tonal, atonal, sériel ou modal adapté à chacune de ses oeuvres essentiellement destinées à son instrument dont il met bien en valeur toutes les possibilités lyriques et techniques. Elles sont régulièrement choisies pour figurer au programme des concours nationaux et internationaux. Son "Hommage à Jacques Ibert", concertino pour saxophone alto et orchestre, écrit en 1972 pour le 10e anniversaire de la mort du compositeur, a été honoré d'une commande du Ministère de la Culture.  Son activité d'enseignant le conduit à se pencher sur le matériel pédagogique mis à la disposition des professeurs, et pour combler certaines lacunes, il écrit une importante série d'ouvrages didactiques dont les "50 Études faciles et progressives" qui sont un des best-sellers des Éditions Gérard Billaudot et les "28 Études sur les modes à transpositions limitées" préfacées par Olivier Messiaen, ces dernières étant également adaptées pour le hautbois, la clarinette et le basson. II fait aussi une large place aux petites pièces de tous niveaux écrites pour les examens des conservatoires et couvrant tous les instruments à vent, de la flûte au tuba.  Chez le même éditeur, Guy Lacour dirige enfin une collection intitulée "Approche de..." comportant deux volets: l'un destiné à initier les élèves à la musique de chambre, l'autre permettant aux orchestres d'élèves des Écoles de musique de se constituer un répertoire adapté à leur niveau. Les arrangements réalisés par Guy Lacour dans les quatorze albums déjà parus remportent un très gros succès et France-Musique leur a consacré une émission radiophonique en 1991.  

je ne regrette rien !

Par stephane — mardi 17 octobre 2006 — 15:38

Je ne regrette vraiment pas de faire du saxophone.

Quand je vois tout ce que l’on fait, tous les projets que l’on réalise, et surtout le répertoire varié que l’on pratique et bien sur la musique d’ensemble, surtout le quatuor !

Quand je vois des copains d’autres instruments au conservatoire, ils ne font que leurs cours et l’orchestre, que cela doit-être triste !

Et en plus, il y a une bonne ambiance dans la classe…

J’ai vraiment du bol de faire du sax !

Sclavis/Portal

Par stephane — lundi 16 octobre 2006 — 15:32

 

Il y a quelques concerts qu’il ne faut pas rater, sous aucun prétexte. Le 2 novembre prochain, dans l’auditorium de l’ENM, vous pourrez écouter et voir Louis Sclavis et Michel Portal. Deux formidables musiciens, saxophonistes et clarinettistes de génie, improvisateurs exceptionnels. Ces deux musiciens doivent être absolument écoutés. Même s’ils ne sont pas de « vrai » saxophonistes (qu’est-ce qu’un vrai saxophoniste ?), ils ont une tel maîtrise du langage musical et de l’écoute que ceci suffit. Des thèmes très riches, des couleurs et des rythmes changeant au gré des atmosphères créées, bref, un instant de magie.

J’ai eu la chance de les entendre plusieurs fois et d’avoir rencontrer Louis Sclavis, et à chaque fois, se fut des moments inoubliables.

La musique a cela de magique, elle grave en nous des instants légendaires.

Bien sur, le saxophone dit « classique » est peut-être loin de cet univers, mais le saxophone contemporain en est tout proche. Pour preuve, Louis Sclavis a joué pendant une saison avec le quatuor de saxophones habanera en quintette, énormément de pièces de compositeurs actuels font référence au Jazz et à la musique improvisée. Et la musique contemporaine pour beaucoup de compositeurs, c’est de la musique improvisée écrite. Donc musiciens, et donc saxophonistes, se retrouveront dans la musique de Sclavis et Portal.

 

Pour finir, vous l’avez peut-être remarqué, que plusieurs articles portent sur des compositeurs, des époques, ou des styles. Ceci est en relations avec le répertoire étudié cette année. Que ce soit les classiques comme Glazounov, Koechlin, Debussy, les contemporains comme Lauba, Barthélémy ou encore Risset,  toute ces pièces sont au programme que l’on vous détaillera tout au long de l’année.

   

S.M.Rascher

Par stephane — dimanche 8 octobre 2006 — 15:27

Sigurd M. Rascher est né en Allemagne en 1907. Il reçoit en 1930 un diplôme de Stuttgart Musikhochschule et pense faire carrière comme clarinettiste professionnel. Mais il change d'avis pour jouer du saxophone, sur lequel il devient un excellent interprète reconnu  mondialement.

En plus du diplôme reçu au Conservatoire, il joue dans un orchestre et il devient enseignant dans des écoles primaires. Il est nommé en 1934 professeur de saxophone au Conservatoire Royal Danois, Copenhague et plus tard au conservatoire dans Malmö, en Suède. Il enseigne également aux U.S.A à l'École de Musique de Manhattan, à l'Université du Michigan et à l'École de Musique d’Eastman.



Les concerts lui occupent une bonne partie de son temps et de son attention depuis 1932. Il a joué en Europe en Australie et même en Tasmanie (1939 et 1959). Ses débuts américains ont  lieu en 1939 avec l'Orchestre Symphonique de Boston puis il apparaît plusieurs fois avec l'Orchestre Philharmonique de New York, avec l'Orchestre de Philadelphie, l'Orchestre de Cleveland, l'Orchestre Symphonique Nationale et beaucoup d’autres.

Rascher obtient un grand succès qui sans doute, est lié au développement du registre du saxophone, à son contrôle des gradations tonales, à son impressionnante technique et à son sens musical. Il attire alors l'attention de compositeurs comme  Bentzon, Borck, Brant, des Manteaux, Cowell, Dahl, Gläser, Glazounov, Hába, Hartley, Hindemith, Hlobil, Husa, Ibert, von Koch, l'Agneau, Larsson, Martin, Milhaud, Osterc, Wirth, Worley et beaucoup d'autres.

Concernant les possibilités techniques du saxophone, Rascher signale qu'Adolphe Sax disait de son invention qu'elle est aussi maniable qu'un instrument à corde et aussi puissante qu'un cuivre. Qu'il possède la grande agilité technique et une puissance expressive égal à un violoncelle. Dans le développement de sa propre technique, Rascher a essayé d'approcher aussi près que possible les hauts idéaux de l'inventeur du saxophone. Son succès a été considérable.

Rascher démontre que la limite supérieure du registre du saxophone n'est due qu'au manque de capacité d'un interprète et n'est la faute ni de l'instrument, ni de son inventeur.

Rascher réalise avec un succès phénoménal l'approche des idéaux d'Adolphe Sax, tout en développant les capacités tonales et techniques du saxophone. En 1938 il reçoit une photographie de la fille de l'inventeur Adolphe Sax. Elle est alors âgée de plus de quatre-vingts ans. Lors d'un concert à Strasbourg, elle avait entendu Rascher jouer du saxophone et  lui fit le commentaire suivant : "Vous jouez du saxophone comme mon père avait imaginé qu'il doit sonner".

la rentrée, c'est du passé.

Par stephane — dimanche 8 octobre 2006 — 15:25
La rentrée est définitivement et irrémédiablement terminée pour l’année scolaire 2006-2207.Les calendriers ont été distribués. Les dates des concerts, des auditions, des évaluations, des examens sont connues de tous. Les différents programmes ont été répartis entre les élèves, et chacun ont pu commencer à déchiffrer et travailler leurs pièces.Il ne restait plus qu’une chose à faire pour cette rentrée : les quatuors.C’est chose faite depuis une semaine, les trois quatuors ont repris les séances de travail.Trois quatuors de niveaux différents, et un répertoire allant de Singelé, Mayer, Debussy à Iturralde, Piazzola, Bernstein, Ellington, Satie...Le quatuor n’apporte pas qu’une dimension pédagogique au sein de la classe. Bien sur, en plus de l’utilisation des différents saxophones, le travail en ensemble, l’autonomie dans certaines répétitions, la découverte d’un autre et nouveau répertoire, il ne faut pas oublier la dimension humaine.L’alchimie entre les musiciens doit prendre. Il faut donc jouer avec la sensibilité sociale, humaine et psychologique.Un quatuor qui joue ensemble depuis cinq ans, comme maintenant le quatuor du 3ème cycle (qui ont commencé à jouer ensemble en second cycle) intègre forcément ces différents paramètres.Et lorsque des élèves me demandent l’autorisation d’emprunter des saxophones pendant les vacances scolaires d’été afin de réaliser des concerts à droite ou à gauche, ce ne peut-être qu’une très bonne chose. L’alchimie a pris, c’est une réussite musicale et humaine.  

Charles Koechlin

Par stephane — jeudi 5 octobre 2006 — 15:21

Entré à l’École Polytechnique en 1887, Charles Koechlin en sortit comme officier d’artillerie en 1889, mais il démissionna afin de se consacrer complètement à la composition musicale. Il est admis au Conservatoire de Paris (1890-1898). Ses premières oeuvres portent déjà l’empreinte de sa personnalité et de son esprit de liberté. Il ne veut pas pasticher les formules du développement classique, mais ne se sent pas capable encore de se libérer de leurs entraves. Il ne composera donc, de 1890 à 1900, que des mélodies (chant et piano) ou de chœurs sur des poèmes connus. En 1898, Gabriel Fauré, dont Charles Koechlin aime profondément la musique, lui avait confié l’orchestration de la musique de scène de son Pelléas et Mélisande. Il acquiert bientôt une connaissance technique qui lui permet d’écrire ses premières œuvres symphoniques importantes dont l’énumération ne nous parait pas ici à leur place.

Il nous parait plus conforme à la volonté du maître de citer quelques extraits de sa biographie, écrite par l'un de ses élèves, Pierre Renaudin, qui nous permettront d’apprécier son œuvre :"Ces oeuvres nous montrent un compositeur en pleine possession du langage harmonique dans lequel il est même devenu un précurseur."En 1917, l’accroissement des difficultés pécuniaires oblige Charles Koechlin à donner des cours, faire des conférences et écrire des ouvrages d’enseignement. S’il le fait par nécessité, il ne le regrettera pas : "mon meilleur élève, c’est moi-même".Ce sont alors les traités sur l’harmonie, et le contre-point, des études sur le choral et la fugue d’école dans le style de J. S. Bach dont il est un disciple fervent. Il compose de très nombreux chorals sur des thèmes anciens, thèmes de Gabriel Fauré, d’auteurs divers ou de lui-même.En 1918, dans toutes les villes importantes des U.S.A., puis en 1928 à l’Université de Berkeley (Californie), Charles Koechlin fait une série de cours et conférences. Cette activité pédagogique ne ralentit pas celle du compositeur dont l’œuvre continue à s’enrichir. En 1932, sous la direction de Roger Désormière, l’Orchestre Symphonique de Paris donne à la Salle Pleyel un festival des oeuvres de Charles Koechlin "qui fit grand effet sur beaucoup de personnes ; quelques confrères me saluèrent grand musicien... (Ch. K.)"C’est à cette époque que Charles Koechlin écrit le traité de la Polyphonie modale, qui lui tenait à cœur. En 1937, il l’enseigne à San Diego, Californie, et à la Schola Cantorum à Paris. L’écriture d’importants ouvrages symphoniques est fortement marquée par cette conception modale où se joint parfois la bitonalité et l’atonalité.

Esprit cultivé, curieux de toutes choses, fin lettré en même temps que mathématicien, il a, en véritable artiste, pleinement conscience de l’importance de son oeuvre dans l’évolution de la musique contemporaine. Il peut écrire, en 1947 : "... au soir de ma vie, je me rends compte que la réalisation de mes rêves d’artiste, pour incomplète qu’elle soit, m’a donné la satisfaction intime de n’avoir pas perdu mon temps sur la terre.."

  

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