encore des enregistrements !!!!
Une bourré anglaise de Bach, tirée de la Partita en La mineur
Dans la série Fernande Decruck "pièces Françaises", voici l'horloge et le rigaudon
Encore du Bach, toujours extrait de la la partita, mais cette fois ci la sarabande
Et pour finir, la "ballade" de Henri Tomasi.(avec quelques coupures piano)
Toutes ces pièces ont été enregistrées au conservatoire avant les vacances, avec un MD. Le son n'est pas forcément terrible, mais je le répète, ce ne sont que des séances de travail. Bien sur, chaque pièce demande à être approfondie. Ceci permet de donner une idée de ce que l'on réalise en cours.il y aura encore quelques enregistrements à venir...
Kenny Garret
"A quoi bon fréquenter Platon, quand un saxophone peut aussi bien vous faire entrevoir un autre monde?" (Cioran). Dans les dernières années de l'orchestre de Miles Davis, alors que la machine funky tournait à plein, le sorcier absolu sortait parfois une pancarte marquée "Kenny" et alors intervenait l'artificier en chef du groupe, Kenny Garrett qui secouait tous les musiciens des coups de butoir de son saxophone alto.

Sous les feux brûlants des concerts électriques et électrisants de Miles Davis un saxophoniste étincelant devenait donc célèbre. Fils spirituel de l'héritage du maître, fidèle ami jusqu'au bout, le meilleur dernier complice des concerts et des disques (Amandla, Dingo, Live in Montreux), il fut même contacté pour l'ultime volte face de Doo-Bop, intrusion du rap dans le jazz. A une époque il ne jouait que le dos au public, comme son maître. Voilà un lourd héritage de gloire sur les épaules de Kenny Garrett. Mais ce jeune homme n'est pas que le brillant joueur funky à la pointe de la modernité, déjà avant Miles, il était le sideman inspiré de Freddy Hubbard, d'Art Blakey et ses Messengers et du Duke Ellington Orchestra.
Depuis il poursuit sa double existence de musicien bebop et funky, avec la même étourdissante technique entre modernité et tradition, assumant sans peine sa dualité. Dans cette école de la vie et du dépassement, Kenny jurera sur son saxo alto de suivre une seule résolution : se lancer à corps perdu dans la musique et jouer avec passion et générosité.
II deviendra ce musicien unique et ardent que nous connaissons. Une personnalité sonore très forte, une admirable homogénéité du timbre, du grave à l'aigu, de l'alto au soprano, font de sa musique, une belle musique. Il multiplie les expériences passant d'un hommage à Coltrane, à du funk et du pop.
Ses derniers disques "Standard of language (2003), et Happy people (2002) montrent l'émergence d'une prise de conscience de sa condition d'afro-américain et de la structuration de son langage musical.
"Oublions les obstacles et le cycle des mentalités propres aux générations d'esclaves. Arrêtons-nous un instant pour penser et croyons au plus profond de nous-mêmes qu'il y a encore de l'espoir. K.G. Peace". Et la spiritualité devient prépondérante dans son jeu, son comportement. Pour avoir beaucoup parler avec lui, cette soif mystique est profonde, ce qui ne l'empéche pas de draguer les serveuses, et de rire souvent et fort.
"Je pense vraiment que la dimension spirituelle prime sur toutes les autres et la musique doit être le fruit de la vie quotidienne dans toute sa richesse, sa diversité".

Soif de découvertes, besoin d'authenticité, la musique de Kenny Garrett avance entre la douceur et l'âpreté. Si Coltrane était un saint prophétique, Garrett est un allègre missionnaire du "vrai" jazz en terre païenne du rock et du funk".
Tout est dit de cette musique actuelle de Kenny Garrett, généreuse, formidablement virtuose sans le montrer, et qui veut elle aussi creuser le ciel.
"Ma musique est une humble offrande, puisse-t-elle aider et fortifier ceux qui l'écoutent au soleil de nos vies, à travers la tempête et après la pluie" écrivait John Coltrane en remerciant Dieu.
Plus modestement nous remercierons Kenny Garrett de nous rendre cette ferveur ardente. Il est l'ardeur en musique. Il retrouve cette énergie spirituelle qu'on croyait disparue. Il a la fougue du premier matin du jazz.
"Il chevauche son saxo comme un cheval de rodéo, part en galopades effrénées ou en cavalcades solitaires. Il joue des notes du silence, des soupirs. II joue sa musique". Kenny Garrett l'ombre de Miles?
Plutôt sa lumière.
Avec Miles, il y a quelques temps déjà...
?
Concerto pour Saxophone et Orchestre de Muczynski
Jacob Ter Veldhuis
Figure controversée pour certains, Jacob ter Veldhuis souhaite sortir la musique contemporaine de son isolement. Il utilise la mélodie et la tonalité, d'une manière qui paraît provocante pour certains tout en ayant le mérite de rejoindre directement les autres.

Jacob Ter Veldhuis est le compositeur du fameux "Grab It !" que l'on a pu écouter au concert "4 a 4" en décembre 2006J'ai également trouvé une vidéo sur You tube , cela s'appelle "The Garden Of Love" c'est totalement diférent de "Grab It !" mais c'est tout aussi génial . J'espère qu'un jour j'aurais la possibilité de jouer cette piece avec autant d'interprétation.
Thomas Bibi
Voici Thomas, appelé aussi BIBI.Thomas est en 3ème cycle, c'est un élève doué, mais qui devrait travailler un peu plus (cf son père, son prof et lui-même...) mais il est investit dans la classe et réalise beaucoup de choses et participe à de nombreux projets.Ah, si seulement tout le monde était comme Thomas! Lui, c'est un peu la mascotte de notre classe, il nous fais bien rire, il est un peu "étourdi", d'autres dirais "naif" mais il est super sympa, et surtout il joue très bien et il est volontaire, et il aide tous le monde.Un jour peut-être je serai comme lui, je jouerai aussi bien que lui, et j'aurai un aussi beau saxophone...
Bonnes vacances Thomas, et n'oublies pas de travailler ton sax !
enregistrement encore !...
Voici un déchiffrage d'un quatuor de Boutry par le quatuor d'Arthur.
Bonne écoute !
concerts de Fevrier
Deux concerts de grandes qualités.
Lundi soir au musée, avec cet acoustique particulière, les pièces ont été vraiment mises en relief.
Notamment « music for pieces of wood ». Cela tournait vraiment, et les musiciens ont réussi la prouesse de tenir les 15’ que dure la pièce.
D’autres œuvres ont été très appréciées, comme th windcatcher de Phil Glass ou encore la valse en F de M.Nymann.
Mardi soir, « Gradus » de P.Glass a connu un succès impressionnant, c’est rare qu'une pièce pour instrument seul recueil autant d’enthousiasme.
Les photos bientôt dispo !
Bonnes
Voilà,
Nous sommes le 11 février,
je suis loin, très loin de Brest
et BONNES VACANCES !
Vous l'avez mérité
1100 !
En 5 mois, vous avez été plus de 1100 visiteurs uniques sur le blog de la classe de saxophone de Brest.
Cela veut dire, que ces 1100 personnes se sont connectés au moins 1 fois.
C’est énorme non ?
Pour une classe de 45 élèves, 1100 connections uniques...
Bref, continuez à nous visiter, et à demain pour notre concert.Eric Dolphy
Multi-instrumentiste (saxophone alto, clarinette basse, flûte) Eric Dolphy est souvent appelé "le passeur". Il a émergé à la charnière du be-bop et du Free Jazz en créant son propre univers. Sa fulgurante carrière, 6 années d'intenses activités, se présente comme un "cross-over" permanentEric Dolphy né à Los Angeles en 1928. Il a débuté vers 1948/49. Dès les années 50 il commence à fréquenter John Coltrane et Ornette Coleman. En 1958, Eric Dolphy se fait engager dans le quintette du batteur Chico Hamilton avec qui il tourne jusqu'en octobre 1959. Il forme ensuite son propre quintette et enregistre son premier disque en leader : Outward Bound (1959). En 1960 il enregistre avec Oliver Nelson, John Lewis, Abbey Lincoln... Il entame une collaboration régulière avec le Jazz Worshop de Charles Mingus, marquée cette année là par leur prestation inouïe au festival d'Antibes-Juan Les Pins (Mingus at Antibes) et par l'un des albums majeurs de Charles Mingus, Charles Mingus presents Charles Mingus. Le 20 décembre Eric Dolphy joue dans l'orchestre de Gunther Schuller pour la création d'oeuvres "Third Stream" (publiées chez Atlantic sous le titre Jazz Abstractions) en compagnie de Bill Evans, Scott LaFaro, du Contemporary String Quartet et d'Ornette Coleman. Le 21 décembre il enregistre avec le Double Quartet d'Ornette Coleman le légendaire Free Jazz. Le même jour Eric Dolphy met à profit de sa présence en studio pour attraper au vol la matière de ce qui deviendra son album en leader Far Cry. En 1961, Eric Doplhy continue sur sa lancée. Il fait partie des quintettes d'Oliver Nelson (le très groovy The Blues and The Abstract Thruth) et de Ted Curson, des sextettes de Booker Little et George Russel (Ezz-thetics, ). Il rejoint ensuite John Coltrane qui enregistre Africa / Brass en grand orchestre et Olé Coltrane en formation plus restreinte. Après quelques jours avec Max Roach (Percussion Bitter Sweet) Eric Dolphy part en Europe. Il ne se met pas pour autant "au vert" puisqu'il se produit avec des musiciens locaux en Allemagne, au Danemark et en Suède pendant les mois de août et septembre 1961. Cette tournée donnera lieu à nombre d'enregistrements avec des jazzmen européens peu connus pour la plupart. Eric Dolphy rentre à New-York en novembre 1961 pour participer aux 4 jours de concerts mythiques donnés par John Coltrane au fameux club le Village Vanguard (Live at The Village Vanguard). Eric Dolphy repart ensuite en tournée européenne, cette fois avec le quintette de John Coltrane. Au programme : l'Olympia à Paris, Copenhage, Helsinki, Stockholm et l'Allemagne. De retour au bercaille en février 1962 Eric Dolphy joue avec Coltrane au non moins fameux Birdland (John Colrane Live at Birdland featuring Eric Dolphy) puis repart collaborer à droite et à gauche : dans les orchestres de Pony Pointdexter, Benny Golson, John Lewis en 1962. Il participe aux sessions épiques organisées par Charles Mingus au Town Hall pour donner forme à un vieux projet pour grand orchestre (Town Hall Concert). Dolphy continue les tournées en 1963 avec les orchestres de Freddie Hubbard, Gunther Schuller, Teddy Charles, Charles Mingus , Gil Evans (The Individualism of Gil Evans), John Coltrane, ... Il a également le temps d'enregistrer pour son compte des prises pour les albums Iron Man et Conversations en juillet 63.
En février 1964 Eric Dolphy enregistre avec son quintette l'un de ses albums studio les plus connus : Out To Lunch. Il part ensuite en tournée en Europe cette fois avec le Charles Mingus Sextet en avril 1964, une tournée harassante (15 dates en à peine 3 semaines ) qui fit dire à Charles Mingus que les managers avaient tué Dolphy. Après la tournée, Dolphy décide de resté en Europe et joue en concert avec le Kenny Drew Trio pour la RTF à Paris, avec le Misha Mengelberg Trio en Hollande et au Chat qui pêche avec Donald Byrd le 11 juin 1964. Il s'agit de l'ultime prestation enregistrée d'Eric Dolphy qui succombe d'une crise cardiaque consécutive à un diabète le 29 juin 1964. Il n'avait que 36 ans
J’ai également trouvé une vidéo d' Eric Dolphy sur You tube. L'image n'est pas exceptionnelle et le son pourrais être meilleur, mais cela suffit à vous faire une idée de son univers mêlant Be Bop et Free Jazz .
fin pour aujourd'hui
Voici un magnifique trio de Koechlin
pour Flûte, Piano et Saxe "épitaphe de Jean Harlow" par Léa, Clémence et Auguste
et une pièce de E.Lejet "trois petits préludes", voici le premier (étienne)
un duo percussions/saxophone de J.L.campana "Du Sonore" (avec Luc au Saxophone)
et pour finir, un duo de débutant : "lutte", tiré de la méthode de F.Juranville
enregistrements suite
suite des enregistrements...
Voici un extrait de "Thèmes Varié" de Damase (Version de Jérôme)
voici deux mouvements de "3 gestes" de C.Havel (1er et 2ème mouvement) par Salomé
enregistrement
Cette semaine, j'ai ammené mon minidisque et j'ai enregistré tous les cours..
Je vais les mettre en ligne progressivement.
Vous pourrez aussi les écouter sur la radio blog
Nous commençons avec 5 mouvements de "pièces Française" de F.Decruck. cette pièce se trouve dans le programme des 3ème cycle court. (Auguste au saxophone)
N'oubliez pas, ceci sont des versions en cours de travail... il faut bien sur encore paufiner...
Bonne écoute...
UBUD
Ubud est le deuxième mouvement de "Irrawady", oeuvre en quatre mouvements composée par Claude Barthélémy. Le premier mouvement s'intitule Okawatis le second donc Ubud le troisième Le dos des caïmans et le quatrième Gazebo. Claude Barthélémy est à l'origine un jazzmen et nous compose donc ici une suite contemporaine à tendance très jazzy. C'est pourquoi à plusieurs reprises dans Irrawady il indique qu'il faut jouer à la façon de tel ou tel saxophoniste de jazz.
Je vais donc répertorier ces noms dans Ubud et en faire une rapide biographie.Tout d'abord: Gato BarbieriSaxophoniste ténor argentin (Rosario, Argentine, 18-11-1934)

David Sanborn (né le 30 juillet 1945) est un saxophoniste américain, le plus généralement associé au jazz doux. Il est né à Tampa, la Floride et a grandi à Kirkwood, Missouri.

·Ensuite page 5 Charlie Parker dans "Salt Peanuts"
Charles Christopher Parker, dit Charlie ou 'Bird' , reçoit à onze ans son premier saxophone, avec lequel il participe à des jam-sessions à Kansas city. Sous l'influence du pianiste Art Tatum et du saxophoniste Lester Young, il devient professionnel à 17 ans mais non sans heurt. Son style reste longtemps incompris et il doit affronter le mépris de certains pour s'imposer. Adepte du be-bop, il travaille avec les chefs d'orchestre Earl Hines et Billy Eckstine avant de former un quintette avec Dizzy Gillespie qui sera reconnu par tout le mouvement bop. Alors qu'il part en tournée avec The Jazz at the Philarmonic, les excès de drogues et d'alcool l'arrêtent, il est hospitalisé pour dépression nerveuse. Quand il rentre à New York, il découvre un certain Miles Davis avec qui il enregistre quelques-uns de ses morceaux phares. Mais sa santé décline alors rapidement et c'est chez la célèbre mécène Nica de Koenigswater qu'il s'éteint à seulement 35 ans. A l'instar de Louis Armstrong, Charlie Parker eut une influence considérable sur la conception même du jazz. S'il n'eut pas un grand succès auprès du public, 'Bird' a bouleversé les codes d'improvisation du jazz en plus de lui donner quelques morceaux, comme 'Donna Lee' ou 'Bilie's Bounce' devenus depuis des classiques.

Dans les années soixante, soixante-dix, Maceo Parker fut le saxophoniste de James brown. Ses performances sur les plus grand tubes de James Brown comme "I feel Good", "Gonna have a Funky Good Time", "Papa's Got A brand New Bag" le rendirent célèbre. De manière plus épisodique, Maceo travaille souvent avec les grandes stars du P-Funk comme George Clintown et Bootsy Collins et dans de nombreux groupes parmi lesquels son propre groupe, Maceo and All The Kings Men. En 1990, son album "Roots revisited" entre dans le top Jazz pour 2 mois. Il fut nommé "Meilleur artiste Jazz de l'année" par le magazine Rolling Stone. Plus récemment Maceo a réalisé un album Live accompagné d'une vidéo "My Name Is Maceo". Il participe maintenant à de nombreux festivals dont le "North Sea Jazz Festival" ou il fut accompagné par Fred Wesley au trombonne.






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