> Il était une fois...
Tout commence avec l’AsSaFra. (ASsociation des SAxophonistes de FRAnce). Crée en novembre 1971, c’est « la première association d’instrumentistes jamais formée dans le monde », nous confiait son fondateur, Jean-Marie Londeix en 2005 (interview Cahiers n° 16 et 17).
En 1987, il écrivait :
« La création de l’association des saxophonistes de France — comme un an plus tard celle de la N.A.S.A. (National Association of the Saxophonists of America) est liée aux Congrès Mondiaux de Saxophone.
C’est en 1969 que Paul Brodie eut l’idée de réunir des saxophonistes « classiques » de divers pays. Au cours du 2nd World Saxophone Congress qui se tint en décembre 1970 à Chicago, élu représentant de l’Europe, je proposai la création d’associations dans trois grandes zones d’actions : 1 — Amérique du Nord ; 2 — Europe ; 3 — Japon.
De retour en France, je rencontrai plusieurs personnalités dont Georges Gourdet et Michel Nouaux. Guy Lacour, Jean Davy, Jacques Desloges, Jean Ledieu et Daniel Deffayet m’aidèrent à créer l’association française et à rédiger ses statuts. […] Dès sa première réunion, le Bureau proposait Marcel Mule à la Présidence d’Honneur, qui l’acceptait aussitôt.
Un peu plus tard, l’AsSaFra s’engagea à organiser à Bordeaux, le 4e Congrès Mondial De Saxophone, congrès qui dura quatre jours, du 3 au 6 juillet 1974, et où l’on put rencontrer plus de 600 saxophonistes et compositeurs venus de 21 pays différents !
De nombreux stages instrumentaux ou pédagogiques furent périodiquement organisés avec l’aide de l’association.
Sans que ce soit sa vocation, l’AsSaFra a participé également à la mise en place de divers concours instrumentaux […] et commandé ou suscité de nombreuses partitions didactiques ou de concert de tous niveaux.
Association ouverte à tous, l’AsSaFra a indéniablement changé la situation du saxophone dans ce dernier quart du XXe siècle, en devenant un partenaire représentatif face aux pouvoirs publics, en créant un courant d’échange et de sympathie dépassant largement nos frontières, entre saxophonistes mélomanes, amateurs et professionnels de toutes esthétiques, en permettant enfin à chacun de se sentir associer non seulement aux luttes, mais encore aux réussites de ses diverses entreprises. »
Jean-Marie Londeix
Extrait de “Pour une histoire de l’AsSaFra”,
article du bulletin n°31 (octobre 1987) de l’AsSaFra.
> Objectifs et réalisations
Le but de l’association étant « Promotion et Défense du Saxophone », ses statuts comprennent différents axes de travail :
• l’enseignement (favoriser la création de classes de saxophone dans les conservatoires et écoles de
musique)
• l’intégration du saxophone dans l’orchestre.
• Développer des contacts avec les saxophonistes étrangers
• Passer commandes d’œuvres
• Organiser un concours de composition et d’exécution
• L’organisation du Congrès mondial de Saxophone en 1974
Le bulletin est l’un des outils phare de l’association. Rédigé par ses membres, il représente les
différents courants du saxophone français. Véritable trait d’union entre les adhérents, de par la
qualité de ses articles, il devient rapidement un outil d’information et de recherche incontournable.
Présentations d’œuvres, interviews de compositeurs, dossiers techniques, vie associative et
manifestations, très rapidement ces rubriques s’organisent.
Le 1er bulletin date d’octobre 1972.

Jusqu’en 1996, c’est au total 48 bulletins qui paraîtront.
L’association compte dès 1973 près de 300 membres. Au début des années 80, elle en compte plus
de 500.
Le Congrès Mondial de Saxophone de Bordeaux en 1974 est un vrai succès. Jamais un congrès
n’avait attiré autant de saxophonistes et compositeurs (plus de 600 participants et 40 heures de
concert !). A ce sujet voir « bref historique des congrès mondiaux du saxophone » par Jean-Marie
Londeix, dans les Cahiers du Saxophone n° 10, 11 et 12.
En 1974 toujours, l’AsSaFra, en collaboration avec le Festival de Musique d’Aix-les-Bains organise
le Concours National de Saxophone. Pendant une quinzaine d’années, ce sera le rendez-vous
obligé pour tous les jeunes virtuoses.
En 1976, c’est le Concours International de Composition Marcel Josse. Organisé
régulièrement, il permet de susciter et de révéler la création pour le saxophone.
En 1978, l’AsSaFra participe également à l’organisation du premier Concours de Gap.
En 1980, une Commission de Classement d’œuvres pour Saxophone est créée au sein de l’AsSaFra
sous l’égide de la Direction de la Musique. Cette commission présidée par Antoine Tisné, est
composée de Serge Bichon, Alain Bouhey, Jacques Charles, Daniel Deffayet, Claude Delangle,
Jacques Desloges, Jean-Yves Fourmeau, Guy Lacour, Jean Ledieu, et Jean-Marie Londeix.
Le classement est publié dans les bulletins n° 24 et suivants.
Très vite, une politique de commandes est initiée. Pour des concours avec José Berghmans (Concerto Lyrique) en 1974, Lucie Robert (Tourbillons) en 1975, Claude Ballif (Solfegietto n° 8) en 1979, Marius Constant (Concertante) en 1979, Alain Bernaud (Final) en 1977, Antoine Tisné, et pour enrichir le répertoire concertant, avec Betsy Jolas (Points d’Or), en 1981, Franco Donatoni (Hot) en 1990. Mais aussi des pièces à vocation pédagogique comme celles de Jacques Castérède (Pastorale) en 1981, Alain Louvier (5 Éphémères) en 1981.
> Création de l’A.P.E.S. et fusion
En septembre 1983, Serge Bichon crée l’A.P.E.S. (Association internationale pour l’Essor du Saxophone). Pendant 13 ans les deux associations vont cohabiter.
Comme son aînée, l’A.P.E.S.publie deux revues par an, elle participe à l’organisation de concours (concours d’Aix-les-Bains, de Gap, le concours national de quatuors de Granges-lès-Valence, le concours de composition Bernard Vandoren), commande de nouvelles œuvres.
En 1987, publication d’une plaquette « Le Saxophone, dossier n° 1 » pour marquer le 15e anniversaire de l’AsSaFra.
En avril 1990 ont lieu les Saxophonies d’Angers pour marquer le 150e anniversaire de la création du saxophone. Un livre sur les États Généraux Mondiaux du Saxophone parait, regroupant entre autre les différents débats et conférences.
Le bulletin n° 39 (novembre 91) est le premier mis en pages par Olivier Guichard !
Un rapprochement avec l’A.P.E.S. se précise grâce à des projets communs :
• La Journée du Saxophone en Ile-de-France qui marque le centenaire de la mort d’Adolphe Sax,
organisée conjointement par les deux associations a lieu le 3 décembre 1994 a lieu au CNSMDP.
Jean-Louis Chautemps et Claude Pichaureau composent pour l’occasion des pièces pour grand
ensemble de saxophone.
• L’édition d’un double CD « Marcel Mule » qui paraîtra en 1997.
Le 30 novembre 1996, les deux associations A.P.E.S. et AsSaFra fusionnent.
Les buts de cette nouvelle association s’inscrivent dans la continuité des précédentes :
• la promotion de la musique pour et avec saxophone(s) sous toutes des formes ;
• l’incitation à l’écriture et à la création d’œuvres pour ou avec saxophone(s) ;
• l’action culturelle grâce au saxophone dans tous les milieux sociaux ;
• la défense du saxophone et des saxophonistes.
Dès le mois de mars 1997 parait la nouvelle revue « Les Cahiers du Saxophone ».
En 1997 parution du CD « Marcel Mule ».
En 2000, commande d’œuvres pédagogiques pour saxophone (Jean-François Alexandre, Marie-
Hélène Fournier, Bruno Giner, Pascale Jakubowski, Fabien Levy).
En 2003, création du premier site internet de l’association.
Sous l’initiative de Nicolas Prost, en 2004, parution du CD « Starsax n° 1 » qui met en avant les
lauréats des concours de l’année précédente.
En 2007, le nouveau site www.asaxweb.com est lancé.
Première des « Journées de l’A.SAX » le 13 décembre chez SML.
Les projets pour 2008 : lancement des éditions A.SAX, le 1er congrès de l’A.SAX à Nancy.
L’histoire se poursuit grâce à vous…


